Nadège, la pâtisserie 
haute couture

Portrait de commerçants francophones

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Publié 22/06/2010 par Charlotte Vincent

Depuis un an, Nadège fait découvrir aux Torontois la grande pâtisserie française. Originaire de Lyon (France), elle a appris aux côtés des plus grands, notamment à Londres. Là voilà installée à Toronto persuadée que la ville-Reine va exploser en gastronomie sous peu.

Pour s’installer à Toronto, Nadège Nourian a choisi le quartier à la mode: Queen street ouest. Au 780 de la rue, elle a fait appel à des architectes pour aménager un magasin très design où le blanc règne en maître.

«Je voulais quelque chose de très esthétique où les produits parlent d’eux même. En rentrant, le client ne voit que les gâteaux et n’est pas distrait par le décor», explique la jeune pâtissière de 33 ans. C’est efficace, on bave littéralement devant les macarons, les guimauves et les croissants.

C’est avec son compagnon que Nadège s’est lancée dans l’aventure. Morgan McHugh et Nadège se sont connus à Londres. Ce dernier étant originaire de Toronto, ils ont fait le choix de monter leur établissement ici.

«Tout est à faire ici contrairement à Londres, Paris ou New York. Il y a un gros potentiel car il existe seulement des pâtisseries classiques alors que nous faisons de la pâtisserie fine».

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La qualité avant tout

En effet, Nadège ne fait pas n’importe quel gâteau. Elle revisite les classiques, associe des saveurs originales, innove sur le design de ses pâtisseries. Elle fonctionne d’ailleurs par saisonnalités, comme dans la haute couture et propose des collections automne-hiver ou printemps-été. Surtout Nadège ne rigole pas avec les ingrédients. «Je fais très attention à la qualité des produits, je prends uniquement du chocolat Valrona par exemple. Mais c’est assez compliqué ici, je ne peux pas importer certains produits comme le beurre de Normandie», détaille la pâtissière.

Grâce à cette exigence, la française commence à se faire une petite renommée dans toute la province voir aux États-Unis.

«On se crée une image, cela prend du temps et exige une qualité parfaite à chaque fois. Mais ça paye. Certains clients font deux à trois heures de route pour nous acheter des macarons!»

De Londres à Toronto

Pour faire tourner sa boutique, Nadège s’appuie sur une équipe multiculturelle, à l’image de la Ville Reine.

«C’est délicat car il n’y a pas de vraie formation scolaire aux métiers de la cuisine ici. Les gens apprennent sur le tas. Je fais donc venir des Français déjà qualifiés que je mélange avec des Canadiens passionnés qui ont envie d’apprendre», explique la jeune chef d’entreprise.

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Elle compte surtout sur sa longue expérience, en France et à l’étranger. Car Nadège n’est pas une débutante, elle a grandi dans la cuisine avec trois générations de pâtissiers derrière elle et des parents propriétaires d’un restaurant en France.

«À 14 ans, j’étais déjà dans la cuisine. C’est une passion familiale», affirme Nadège. Résultat: pour chaque anniversaire important, les Nourian se donnent rendez-vous dans un restaurant étoilé.

Avant d’arriver à Toronto, Nadège est restée sept ans à Londres où elle supervisait la production de deux restaurants étoilés Michelin et d’un salon de thé. Une expérience qui l’a beaucoup marquée: «J’ai vu Londres exploser sur le plan gastronomique. Avant, elle avait une mauvaise réputation alors qu’aujourd´hui c’est une capitale mondiale de la gastronomie».

Elle espère secrètement que Toronto prendra le même essor dans les années à venir.

En attendant, elle a déjà plusieurs projets et notamment d’ouvrir plusieurs autres boutiques aux concepts différents.

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«Nous voulons nous rapprocher de notre clientèle principale qui vit davantage dans les banlieues de la ville», mais la jeune pâtissière n’en dira pas plus..

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